Ce premier article inaugure une série qui a pour but de vous présenter l’ensemble de la gamme Warmachine.
Les personnes souhaitant se lancer dans Warmachine devraient pouvoir y trouver de nombreuses réponses à leurs questions.
WARMACHINE
Prime et Boîtes d’armée
Le choc du métal sur le métal
par CCCP aka Philippe Villé
Warmachine est un jeu de combat avec figurines exploitant le background « steampunk » du jeu de rôle les Royaumes d’Acier. Le
talentueux dessinateur Matt Wilson, à l’origine du jeu, en contrôle aussi la direction artistique au sein de la société Privateer Press basée à Seattle. Il s’est particulièrement bien entouré en s’associant avec des « pointures » telles que Brian Snoddy, Jason Soles ou la légende Mike Mc Vey qui le soutiennent sur cette production ludique ambitieuse.
Un wargame original
Vous allez prendre le commandement d’un warcaster, un puissant guerrier mage, et de sa phalange de géants d’acier carburant pour la plupart au charbon, les warjacks. Le warcaster contrôle à distance ces monstrueux automates grâce à un lien magique et les pousse sur le champ de bataille à accomplir ce pour quoi ils ont été fabriqués, l’éradication de l’ennemi.
Mais avant de vous jeter dans la bataille, il va vous falloir tout d’abord choisir votre camp.
Rejoindrez-vous le Cygnar, défenseur de la justice et du progrès ? La puissance impérialiste du Khador ? Les fervents adeptes du Protectorat de Menoth ? Ou bien le sournois et vicieux empire Cryx ? Une seule nation pourra triompher sur cette terre livrée à la guerre, alors faites le bon choix !
Battle box
Lorsque Warmachine est arrivé sur le marché difficile du jeu de figurines, peu de monde aurait parié sur son succès. A l’époque, Privateer Press prenait un sérieux risque en développant une gamme de figurine dont l’esthétique n’était pas calquée sur les thèmes à succès que sont l’heroic fantasy classique et la science fiction. Mais pour imposer son bébé, Privateer Press a misé sur un packaging redoutable, la boîte d’armée ou « battle box ».

Quatre types de boîtes (Cygnar, Menoth, Cryx, Khador) aux visuels réussis sont alors produites et celles ci ont comme particularité de contenir tout le nécessaire pour jouer: les figurines de la phalange de combat, alias le battlegroup (les warjacks, le warcaster) et un poster où sont imprimées les règles introductives sur son verso, les « Quick Start Rules ».


QSR
Les règles introductives, d’une relative simplicité, offrent une richesse tactique sans égale pour un jeu d’escarmouche. Les parties sont intéressantes malgré le peu de figurines employées, de 3 à 5 par camp. A cela s’ajoute la possibilité de changer radicalement son style de jeu en ne remplaçant qu’une seule figurine de la battle boxe, le warcaster.
Grâce à ces particularités, Warmachine deviendra rapidement populaire chez les « vieux wargamers » et en séduira de nombreux autres, découragés par l’investissement financier conséquent des jeux de la concurrence. De plus, les puristes du modélisme constatèrent avec plaisir que pouvoir jouer une partie avec toutes les figurines peintes n’était désormais plus une utopie, puisque les contraintes de peinture d’un battlegroup sont unanimement reconnues comme assez faibles.
Les QSR sont le gros point fort de Warmachine, car une fois comprises, il ne faudra que quelques minutes à un joueur moyen pour assimiler les quelques petites règles supplémentaires exposées dans le Prime, essentiellement liées à la gestion du moral et des fantassins.
Le Prime
Quelques mois après la sortie des boîtes d’armée, Privateer Press commercialise en Mars 2003 un livre de 200 pages regroupant les règles complètes de Warmachine, « le Prime ».
Il permet d’exploiter plus avant le contenu des boîtes d’armée et vous jette au cœur de l’action et des combats. Dans cet ouvrage, vous trouverez l’histoire détaillée des Royaumes d’Acier, des éléments de background sur les différentes factions et de nombreuses fiches et caractéristiques d’unités, de personnages, et de warjacks afin que vous puissiez rassembler l’armée de votre choix, que vous préfériez les défis tactiques limités ou les batailles rangées aux proportions apocalyptiques.
La possibilité de recruter de l’infanterie (les troupiers) sera la petite révolution de Warmachine.En effet, elle popularisera rapidement le format de partie en 500 pts au détriment de celui en boîte d’armée. Les troupiers seront aussi à l’origine d’une polémique qui sévit encore aujourd’hui au sein de la communauté des joueurs: un rapport efficacité/coût de recrutement bien supérieur aux ‘jacks selon certains. D’ailleurs, Privateer Press conscient du problème, essayera de le résoudre via les suppléments qui sortiront par la suite.
Le Prime contient également des scénarii, des conseils tactiques, une galerie de figurines tout en couleur, ainsi qu’un guide de peinture écrit par les membres du Rivet Head Studio.
Un an plus tard, Millennium, distributeur français de Warmachine, produira et commercialisera la version française du Prime. Celle ci a subi malheureusement une traduction assez chaotique, mais elle demeure néanmoins indispensable à tout joueur anglophobe.
Play like you’ve got a pair
Warmachine est un jeu simple et fluide qui n’utilise ni table de référence ni calculs complexes. Cependant les combinaisons de sorts, de compétences, de manœuvres sont extrêmement variées et mettront à rude épreuve vos capacités de stratège.
Jouer de manière subtile ne sera pas suffisant, il vous faudra aussi prendre des risques et foncer dans le tas afin d’écraser et pulvériser vos adversaires.
Laissez donc tomber vos figs plastiques et rejoignez les rangs des mecs qui ont des couilles, pour paraphraser la célèbre Page 5!
Les warjacks sont capables de réaliser des prises spéciales symbolisant l’extrême violence de l’univers de Warmachine. Il vous sera par exemple possible d’éperonner votre adversaire et de l’envoyer valdinguer par terre en réalisant un Slam. D’autres « subtilités » sont permises, comme délivrer un magistral coup de boule, attraper et projeter une malheureuse victime, effectuer une clef de bras. La plupart des prises spéciales ont pour conséquences, lorsqu’elles sont réussies, de provoquer des dégâts mais aussi et surtout de mettre votre cible dans une position de vulnérabilité excessive: la mise au tapis.
Warmachine est un jeu Privateer Press distribué en France par Millennium.
| Suivant > |
|---|


