Auteur Sujet: PP Insider - La Meilleure Partie de la Bravoure  (Lu 1069 fois)

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PP Insider - La Meilleure Partie de la Bravoure
« le: 09 novembre 2018 à 18:42:43 »
La Meilleure Partie de la Bravoure

par Matt Goetz

L’enfer brûlait dans les bras de Drago et lui piquait dans le dos. Il avait depuis longtemps dépassé le stade de l’épuisement et maintenant se battait maintenant uniquement alimenté par la rage.

La chaudière dans son dos dégageait une atroce chaleur et les conduites alimentant son armure cliquetait et tintait. Sans la force augmentée par la vapeur fournie par son armure, il ne serait même pas capable de soulever un seul de ses massifs marteaux, et encore moins de les balancer tous les deux contre la foule l’entourant.

Les sudistes en plate bleue l’attaquaient avec leurs hallebardes. Chaque coup lui emplissait les narines de l’odeur forte de l’ozone, assaillait ses tympans d’un coup de tonnerre et lui mordait la chair de douleur. Sa peau brûlait d’innombrables marques de brûlures à l’endroit où l’électricité avait traversé son armure et pénétré son corps.

Mais il se battait toujours.

Drago se tenait sous l’arc de pierre oriental de Forlyst, petit village situé en périphérie de l’Ombrie. Autour de lui gisaient les corps brisés de dizaines de soldats cygnaréens ayant essayé de le repousser. Leurs gros canons avaient brisé les portes de Forlyst, laissant le village comme une passoire contre leur approche. Maintenant, il était la porte, avec les troupes de choc qui étaient mortes pour tenir les chiens du sud à distance.

Forlyst n’avait pas de warjacks, pas de warcaster. La Kommandantura avait jugé qu’il était trop insignifiant pour mériter de telles ressources. Il n’y avait que Drago et une poignée de soldats de troupes de choc et de Garde des Glaces pour le protéger. Quand les ennemis du Khador l’ont choisi comme point de départ pour lancer une offensive plus profondément en Ombrie, ils s’est levé pour les repousser.

Quelque chose dans son armure éclata et une nouvelle douleur dans son dos le fit crier alors que la vapeur brûlante s’échappait contre son épaule. Il sentit
sa peau se boursoufler, puis commencer à se percer.

Il frappa la tête d’un autre ennemi avec ses marteaux de glace, l’éclatant en une gerbe d’une bouillie rubis. Sa propre douleur pourrait patienter.

« Venez, fils de chiens ! » Cria Drago. « Lequel d’entre vous sera le prochain à crever, »

***

Drago s’est réveillé avec un grognement, se débattant dans son lit. Des bandages couvraient ses deux bras, tacheté de rose par ses blessures.

« Enfin réveillé, Sergent ? »

La voix venait du pied du lit. Face à la lumière, Drago a dû cligner les yeux plusieurs fois avant que la forme ne se change en une grande femme, mince aux cheveux couleur corbeau et aux yeux d’un bleu cristal : le Kommandant Sorscha Kratikoff.

« J’ai gagné ? » Il avait la gorge sèche et sa voix grinçait quand il parlait.

« D’une certaine façon », répondit-elle. Quand la kompagnie du Capitaine Barymov a atteint la ville, ils vous ont trouvé à moitié enterré sous les corps de trois douzaines de sudistes. Les autres ont été de la chair à canon facile pour la kompagnie Man-O-War envoyé vous aider une fois la bataille débutée. »

« Où suis-je ? »

« Vous avez été emmené à Laedry. On ne s’attendait pas ce que tu survives à tes blessures, mais Barymov a insisté. »

« Alors je lui dois la vie », répondit Drago.

« Non, tu me dois la vie, sobaka », cracha Kratikoff. « Je pourrais te faire enchaîner à une lame maudite pour avoir refusé de suivre mes ordres. Mes instructions étaient claires : tenir Forlyst à moins que les cygnaréens n’attaquent en force et détruire toutes les ressources potentielles du village avant de te replier auprès du kommandeur de front. J’avais l’intention de les attirer sur notre terrain, où nous aurions pu nous occuper d’eux avec aisance.

Drago se renfrogna, poussant sur ses coudes pour croiser son regard glacial. Il avait entendu dire que le Kommandant avait elle-même des problèmes à suivre les ordres, mais il était assez intelligent pour ne pas en parler. Il essaya une autre approche ; « Je les ai tués, n’est-ce pas ? »

« Et les hommes que j’avais envoyé t’accompagner. Ces hommes sont morts parce que tu ressentais le besoin de verser du sang cygnaréen. Le Khador a déjà un Boucher, Sergent. Nous n’avons pas besoin d’un autre. »

Drago se tut. En parlant du Boucher de Khardov, son visage était devenu encore plus dur et plus froid, si c’était possible.

Elle a dû voir son malaise. « N’aie pas peur, Dragadovich. Cette fois, tu ne seras pas puni. Je ne suis pas aussi prompte que toi à gâcher la vie de mes soldats.

***

Drago est retourné au combat dix jours plus tard. La guerre avait refusé d’attendre qu’il guérisse. Il est sorti avec une phalange du Corps de Destruction en direction d’une autre force, composée cette fois de pionniers [trenchers] et de warjacks légers. Des troupes de choc et deux foudres de suppression [suppression tankers] ont avancé, protégeant son unité du feu. Le crépitement des balles ricochant surs leurs boucliers étaient constants. Les canons tonnaient et le sol explosait devant eux, l’arrosant de mottes de terre.

Alors qu’il traversait le champ de bataille, les paroles du Kommandant Kratikoff résonnaient dans son esprit. Était-il vraiment aussi fou que Zoktavir ? Ce warcaster déséquilibré était un véritable boucher – massacrant ses propres compatriotes, femmes et enfants, un chien enragé que l’on aurait dû abattre depuis longtemps. Est-ce ainsi que Kratikoff le voyait aussi ?

Drago secoua la tête pour chasser cette idée. La ligne de bataille approchait. Déjà, les troupes de choc avaient déjà commencé à rompre leur mur de bouclier, se préparant à tomber sur les rangs avancés des pionniers. Au-delà de la ligne de front, il y avait plusieurs petites casemates, ornés de cours canons montés sur des pivots de fer.

Drago attendit que les troupes de choc se soient suffisament décalés pour laisser passer ses Man-O-War avant de crier,

« Droit devant ! »

Le Corps de Destruction s’est mis en branle et a accéléré. Ils ont piétiné des cygnaréens abattus par les troupes de choc et aplati du fil barbelés sous leur semelle d’acier. Juste avant d’atteindre sa cible, Drago activa les commandes de sin armures pour dévier la vapeur vers ses jambes. Trop de nouveaux Man-O-War croyaient que la force provenait des bras de leur armure, mais il en savait plus. Pour frapper avec le maximum de puissance, il faut d’abord prendre appui sur le sol, puis canaliser la force à travers le corps et écraser.

Il fit tomber ses deux marteaux de glace sur un canon, le gelant et le brisant en éclats cassants. Un autre coup et une balafre givrée marqua le béton de la casemate. Un autre et un autre, et il avait créé un trou assez pour le traverser.

Des cris de paniques et des tirs de fusils lui ont répondu, mais les coups de feu tintaient inutilement sur sa cuirasse d’acier.
Un pionnier commença à dégoupiller une grenade, alors Drago fracassa un morceau de la casemate d’un mouvement latéral de son marteau, choppant l’homme à la tête avec les débris. Le pionnier s’affala avant que l’explosif ne quitte sa cartouchière.

Drago frappa au-dessus et en dessous de la brèche pour affaiblir le mur de la casemate et s’est avancé, laissant le poids de son armure briser la structure sous lui. À l’intérieur, une demi-douzaine de pionniers pressés contre le mur du fond, les yeux grands écarquillés.

Il se dirigea vers eux, la cheminée de sa chaudière grinçant contre le plafond bas. Il n’avait pas de place pour smasher, ainsi donc il se prépara à les écraser à grands coups.

« Cessez ! » s’écria l’un des soldats dans un khadoréens confus. « Capitulation nous sommes ! »

Drago grogna et déplaça sa prise pour frapper l’homme de toute façon. Il allait frapper la tête de l’homme. Mais avant que l’arme ne puisse pulvériser son ennemi, il se força à s’arrêter, son armure craquant de protestation. Le marteau de glace s’arrêta à un cheveu de la tempe du cygnaréen. Son métal glacé provoqua la formation d’une fine couche de givre sur sa joue.

« Armes. Maintenant », dit Drago en gardant ses mots impies et clairs. En vérité, son cygnaréen était aussi confus que le khadoréen de son adversaire. L’homme hocha rapidement de la tête et jeta son fusil en murmurant aux autres de faire de même. Un par un, ils obéirent, créant un tas d’armes à ses pieds.

Drago y posa ses marteaux, transformant les fusils en poussière glacée.
***

La bataille s’était bien passée. Quand ce fut fini et que le décompte des morts avait été effectué, le Kapitane Barymov informa Drago que le Kommandant voulait lui parler.

Il s’est approché de la table de campagne de Sorscha, Bête 09, son warjack personnel, se tenait à ses côtés. Les hommes qu’il avait capturés étaient à genoux devant elle, les poignets menottés dans le dos.

Sorscha leur disait quelque chose en cygnaréen. Un pionnier avec une expression sinistre la salua de la tête, s’exprima en retour et baissa la tête avec honte. Sorscha sourit d’un rare sourire en frappant d’un poing gantelé sur la table.

« Vous avez requis ma présence ? » demanda Drago. Il se sentait mal à l’aise en présence du Kommandant.

« Barymov m’a dit que vous aviez ramené ses hommes vivants, c’est vrai ? »

Drago s’est raclé la gorge. « Ça l’est. »

Ses yeux se rétrécirent pendant qu’elle étudia son visage durant un moment. « Pourquoi ne les as-tu pas éliminés ? Le plus haut gradé d’entre eux est un sergent. Les garder en tant que prisonniers pèsera lourdement sur nos ressources et nous n’avons pas le personnel nécessaire pour les livrer à une prison militaire. »

« Parce qu’ils se sont rendus à moi », déclara Drago, « et seul un meurtrier ou un imbécile n’accepterait pas. »

« Pourquoi ? » Sa question fut prompte et directe.

« Même un sergent pourrait avoir connaissance d’objectifs stratégiques plus importants ou de l’emplacement d’officiers clés.
Tuez-le, et nous perdrons l’occasion d’obtenir ses renseignements. »

« Exact, Sergent », dit Kratikoff. « Si vous aviez tué ces hommes, nous n’aurions peut-être pas appris que leur Première Armée envisageait une interdiction entre Merywyn et nous à l’ouest de la frontière. L’un des hommes que vous avez épargnés a un ami bavard parmi les commandos cygnaréens, semble-t-il. »

Drago se tut.

« Retourne dans ton unité, Dragadovich. Tu recevras de nouveaux ordres demain », déclara-t-elle.

Il a salué et est retourné vers ses Man-O-War. Alors qu’il marchait, un petit sourire apparut sur son visage. Probablement pas un boucher après tout.

Texte en VO ici
« Modifié: 14 novembre 2018 à 17:03:41 par elric »
Citation de: Maître Yoda
Trop gentil tu seras, dans le côté obscur tu l'auras.

Si vous constatez des fautes d'orthographe et/ou de conjugaison, des phrases à remanier pour une meilleur compréhension.
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Re : PP Insider - La Meilleure Partie de la Bravoure
« Réponse #1 le: 09 novembre 2018 à 18:44:48 »


Citation de: Maître Yoda
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Re : PP Insider - La Meilleure Partie de la Bravoure
« Réponse #2 le: 14 novembre 2018 à 17:05:02 »
Texte en entier
Merci à Cyriss-Adept

Bonne lecture  :)
Citation de: Maître Yoda
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